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Mercredi, 02 Décembre 2009 18:11 |
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Le tri par trop sélectif ? On explique aux enfants qu’ils doivent trier leurs déchets et dès qu’ils sortent de l’école, ils n’ont plus devant eux que des poubelles tout-venant. La région ne devrait-elle pas montrer l’exemple, à tout le moins sur les voiries qu’elle gère ? s’interroge la députée MR Béatrice Fraiteur qui, avec sa consœur Anne-Charlotte d’Ursel a déposé une proposition de résolution visant à mettre en place des poubelles publiques adaptées au tri sélectif. Un tri qui, pour rappel, deviendra obligatoire pour tous les Bruxellois dès le 1er janvier prochain. « Pourquoi ne pas lancer un concours afin d’équiper les lieux publics ? Il est certainement possible d’imaginer des modèles à la fois design et pratiques. Ce serait sans doute plus utile que d’augmenter le coût des sacs blancs comme l’a programmé la Région. ».
En charge de la Propreté, Emir Kir (PS) rétorque que si le prix du sac va bien être revu à la hausse, ce ne sera que de 5 à 10 centimes, tandis que les sacs bleus et jaunes verront baisser leur coût du même montant. Une opération… blanche en quelque sorte.
Quant au tri sur la voie publique : « C’est prévu, indique le ministre. Mais pas tout de suite. Nous souhaitons d’abord lancer une grande campagne de sensibilisation auprès de tous les citoyens et dans de nombreuses langues (Le Soir du 24/11). Des mesures d’accompagnement seront également prises par exemple dans les logements sociaux où nous offrirons des sacs afin d’aider les locataires à transporter papier, plastique et autre verre dans les containers situés en arrière-cour ». Sur le même principe, les ménages bénéficiant de peu d’espace dans leurs cuisines se verront proposer des présentoirs bicolores. « Pour le tout-venant et le plastique, papiers et cartons étant plus faciles à stocker ».
Revenons à nos poubelles publiques. « Nous souhaitons effectivement équiper, sous cette législature, les lieux parmi les plus fréquentés. Des expériences sont déjà menées comme à la gare du Midi et nous comptons les poursuivre car même si le tri s’y fait de manière précaire, l’aspect pédagogique reste très important ».
Pour Emir Kir, il s’agit toutefois d’établir les priorités. « Nous sommes face à d’importantes difficultés concernant les corbeilles urbaines actuelles, un problème nous n’avons sans doute pas assez travaillé jusqu’ici ». Avec deux écueils : une couverture insuffisante et le remplacement des corbeilles défectueuses. « C’est pourquoi nous venons de passer un accord avec Brigitte Grouwels (Travaux publics, CD&V) afin de former un service conjoint dès l’année prochaine. Une étude est par ailleurs en cours à l’Agence Bruxelles-Propreté afin de plancher sur l’harmonisation du mobilier urbain ».
LEPRINCE, PATRICE
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